Re: [malilink] RCI: Ouagadougou critique

From: BEN Djibril (ben_aya@yahoo.com)
Date: Wed Dec 18 2002 - 09:18:22 EST


Cher Moussa Fofana,

Voudrais-tu que le Mali et le Burkina, à l'instar de
la france envoient leurs troupes en RCI pour défendre
leurs intérets à long et court termes?
Car si nous voulons vraiment les défendre, c'est
peut-être ce que nous devrions faire; mais est-ce que
c'est dans l'intérêt de la sous-région?
Car je te rappelles que l'intérêt de la sous-région,
la France n'a rien a y faire!
Souvent on excuse tout ce que les occidentaux font
chez nous mais on est très durs avec nos vrais frères.
Je te signale qu'une bonne partie des problèmes que
nous vivons aujourd'hui prennent leurs sources depuis
la colonisation; donc les français dans notre cas.
Je rapelle aussi que je suis pour la solution
pacifique et non armée mais qu'on puisse au moins dire
les choses telles qu'elles sont : Bagbo est devenu
l'un des plus grands chefs d'etat autocrate et
sanguinaire (je suis désolé) et tant qu'il alimentera
les sentiments xénophobes de ses compatriotes à des
fins politiques et ethnisistes, ce sera pire que ce
que nous vivons actuellement, à cela ajouté les
conditions de pauvretés qui frappent le citoyen lamda
ivoirien.
Prions Dieu que la Cöte d'Ivoire ne se trnsforme pas
en Libéria.
si Bagbo était sensible à tout ce problème , il serait
parti et aurai exigé que tous les rebels soient
désarmés par une force d'interposition et que la RCI
connaisse une période transitoire avant les élections
prochaines et que la constitution ivoirienne soit
lavée de toutes les dispositions injurieuse à l'égard
de tout être humain, ivoiriens, maliens, burkinabé
soient-ils (je sais que c'est plus compliqué que cela,
mais j'ai rammassé la solution dans ses grandes
lignes).Que ouattara accepte aussi de se retirer de la
politique pour le bien de son pays.
Je pense que le prochain Président doit être
charismatique à l'image de du Vieux Houphouet et doit
être issu du metissage le plus expressif de la côte
d'Ivoire , ainsi que sa femme ; et qu'il soit détaché
de toutes ces considérations ethnissites.
QUE DIEU NOUS ASSISTE

Ben Aya Djibril
N'oublions pas que seuls une partie de 35% des
ivoiriens a participé aux élections qui ont légitimé
le pouvoir GBAGBO.

--- moussa fofana <moussaf@yahoo.com> wrote:
>
> Triste commentaire, Moumouni.
> Moi, ce qui m'interesse surtout, c'est de savoir le
> role reel qu'a joue l'Etat du Burkina Faso ( et non
> pas le peuple burkinabé) dans le declenchement de
> cette rebellion.
> Je trouve que c'est tres facile de critiquer la
> France, qui defend ses interets comme on le sait.
> Mais les vraies victimes sont d'abord nos
> compatriotes ( Maliens et Burkinabés) vivant en Cote
> d'Ivoire et qui sont pris entre deux feux.
> L'autre grande victime, c'est aussi l'economie
> Malienne qui risque d'etre totalement pararysee ( si
> ce n'est deja fait) a cause de notre dependance du
> port ivoirien.
> Loin de moi l'idee de supporter la France. Mais au
> moins ils savent defendre leurs interets a long et
> court terme. Il est temps qu'on apprenne a faire de
> meme.
> Une Cote d'Ivoire en feu et en sang n'est dans
> l'interet de personne, sauf de quelques hommes
> politiques vereux qui ne voient que leur pouvoir.
> Gare a nous tous si la Cote d'Ivoire devient le
> Congo ( ex Zaire) de l'Afrique occidentale.
> Salut,
>
> Moussa
>
> Moumine Ballo <zballo@hotmail.com> wrote:Comme quoi
> les Mossis, ca badine pas. Les "Allemands de
> l'Afrique" sont
> apparemment les seuls -ou au moins les plus soucieux
> en A.O.(F?)- du sort
> leurs ressortissants.
> - Moumine ------------------------------------
> source www.rfi.fr
>
> Ouagadougou critique la politique française en Côte
> d’Ivoire
>
> Alors qu’à Abidjan la presse salue le renforcement
> du dispositif militaire
> français en Côte d’Ivoire, à Ouagadougou c’est la
> colère et l’indignation.
> Dans un ton unanime, les journaux burkinabè
> dénoncent cette prise de
> position de Paris qui renforce ainsi le régime du
> président Laurent Gbagbo.
> Le gouvernement de Blaise Compaoré qui se sent visé
> dans les déclarations du
> ministre français des Affaires étrangères dénonçant
> les «ingérences
> extérieures» crie à l’injustice et à la politique du
> «deux poids, deux
> mesures» quant au sort des étrangers en Côte
> d’Ivoire.
>
> De notre correspondant au Burkina Faso
>
> Au Burkina, personne n’apprécie le récent revirement
> de la France dans la
> crise ivoirienne. Dans les cafés, maquis ou «grains
> de thé» (sorte de clubs
> d’amis qui se réunissent autour du thé), où la
> situation en Côte d’Ivoire
> domine les discussions, on ne tarit pas de diatribes
> contre Paris. Ayant
> pris fait et cause pour la rébellion à cause des
> exactions que subissent
> leurs compatriotes dans les zones loyalistes, les
> burkinabè se montrent
> déçus de l’attitude de la France. «C’est de la
> partialité ! Ils préparent le
> génocide!»
>
> Même le gouvernement n’a pu se contenir. Samedi
> dernier à l’occasion de la
> journée nationale du paysan organisée dans la
> localité de N’dorola (ouest)
> le ministre de l’agriculture Salif Diallo, qui passe
> pour être un proche
> parmi les proches du président Blaise Compaoré, a
> rué dans les brancards.
> «Il se trouve des personnes bien pensantes pour
> accuser notre pays
> d’ingérence en Côte d’Ivoire, alors que pour 200
> élèves, pour 20000 citoyens
> sous les tropiques, on déploie des armadas», a-t-il
> lancé dans un discours
> prononcé devant Blaise Compaoré et surtout devant
> les ambassadeurs
> occidentaux.
>
> «Que dire alors du Burkina Faso dont environ trois
> millions de
> ressortissants après avoir sué sang et eau pour
> bâtir la Côte d’Ivoire et
> enrichir certaines multinationales que je me
> garderai de qualifier sont
> aujourd’hui massacrés et enfouis dans des
> charniers?», s’interroge Salif
> Diallo qui a appelé la communauté internationale à
> être plus juste dans le
> traitement des citoyens du monde.
>
> Depuis la mort de Sankara, on n'avait pas entendu de
> mots aussi durs conre
> la France
> «Je suis persuadé que le peuple ivoirien saura
> triompher de l’imposture.
> Toutes les guerres coloniales ont été remportées par
> les peuples et dans ce
> cas-ci, je suis également persuadé que le peuple
> ivoirien, la jeunesse
> ivoirienne sauront triompher des forces du mal», a
> conclu le ministre
> burkinabè dans un tonnerre d’applaudissements.
> Depuis la fin de la
> révolution dirigée par le capitaine Thomas Sankara
> (1983- 1987), on n’avait
> pas vu une prise de position du Burkina aussi
> démarquée de la France.
>
> A la suite de cette sortie gouvernementale, la
> presse burkinabè dénonçait à
> son tour l’attitude la France accusée de fermer les
> yeux sur les tueries
> dont sont victimes les étrangers ouest-africains et
> les Ivoiriens du nord
> notamment à Daloa, à Man ou à Monoko Zohi. «Pour
> l’heure, sa présence n’a
> permis de sécuriser que ses ressortissants et
> subsidiairement les autres
> blancs ; la grande masse des étrangers (Guinéens,
> Burkinabè, Maliens) vivant
> l’enfer à Abidjan», écrit Sidwaya, le quotidien
> d’Etat dans son édition de
> lundi. L’observateur qui souligne qu’«une vie
> africaine n’est pas inférieure
> à une vie française bien que ce soit une vie de
> nègre».
>
> Alors que le ministre français des Affaires
> étrangères Dominique de Villepin
> dénonce «les ingérences extérieures, c'est-à-dire
> toute action menée à
> partir des Etats voisins, livraisons d'armes,
> soutien en hommes»,
> L’observateur se demande ce qu’aurait fait la France
> à la place du Burkina
> et du Mali dont les ressortissants «sont tués.»
> «Pourquoi la France ne
> met-elle donc pas autant de fermeté à dénoncer,
> condamner et mettre fin à ce
> pogrom des étrangers alors qu’elle veut dissuader
> les pays voisins
> d’intervenir militairement en Côte d’Ivoire pour
> protéger leurs
> ressortissants», s’interroge l’éditorialiste du
> journal.
>
> «N’est-ce pas une ingérence dans les affaires
> internes ivoiriennes quand la
> France prend position aux côtés de Gbagbo?», se
> demande aussi L’express du
> Faso, autre quotidien burkinabè paraissant à
> Bobo-Dioulasso. Dans ce concert
> de tirs groupés contre Paris, l’ambassadeur de
> France à Ouagadougou Maurice
> Portiche a décidé de s’expliquer. Il rencontre jeudi
> prochain la presse
> burkinabè pour expliquer la position de son pays. Un
> exercice pour le moins
> difficile d’autant plus que les témoignages sur les
> exactions dont sont
> victimes les ressortissants burkinabè en Côte
> d’ivoire se multiplient au fur
> et à mesure que ces derniers regagnent «de force» le
> pays.
>
> ALPHA BARRY
> 17/12/2002
>
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