RE: [mAliLink2] A propos de la petition: Sécurité à l'aéroport de Sénou - le laisser-faire a atteint la cote d'alerte

From: ibrahim yattara (ibouhacko@yahoo.com)
Date: Mon Nov 17 2003 - 08:46:32 EST


Sécurité l'aéroport de Sénou: le laisser-faire a atteint la cote d'alerte
l'Essor n°15085 du - 2003-11-17 08:00:00
Des mesures énergiques sont envisagées pour remédier au désordre installé
Conformément aux recommandations de l'Organisation de l'aéronautique civil international (OACI), chaque Etat membre doit mettre en place la réglementation et les structures adéquates pour protéger les aéronefs, les installations aéroportuaires et les passagers. Chez nous, la réglementation est définie par le décret n°041/P-RM du 3 Février 2000 portant approbation du programme national de sûreté. Mais les textes sont une chose et la réalité à l'aéroport de Bamako-Sénou, une autre fort différente.
Pour veiller à l'application des textes et règles de sûreté, un Comité national de sûreté de l'aviation civile a été créé en 2000. Il doit émettre des avis sur la politique de sûreté, évaluer l'efficacité du programme national de sûreté, étudier les recommandations formulées par les comités de sûreté d'aéroports, proposer des mesures de coordination nécessaires à la mise en oeuvre du programme national de sûreté.
Le comité national présidé par le ministre en charge de l'Équipement et des Transports regroupe d'autres départements. Il s'est réuni jeudi dans les locaux de l'aéroport de Bamako-Sénou sous la présidence du ministre de l'Equipement et des Transports, Ousmane Issoufi Maïga. La réunion a regroupé plusieurs autres ministres membres du comité et les autorités aéroportuaires.
Cette réunion statutaire était destinée à examiner le rapport du comité qui se réunit normalement deux fois par an. Les responsables du comité ont fait au ministre un état exhaustif des lieux et formulé des propositions de correctifs pour les insuffisances constatées afin de relever le niveau de sûreté de Bamako-Sénou.
Sur ce plan, il y aurait beaucoup à dire sur l'aéroport où des personnes et des véhicules circulent dans des zones non autorisées et parfois sans badges et sans macarons. La piste d'envol est régulièrement traversée par des véhicules utilisant le parking militaire. Le salon ministériel est envahi de personnes non autorisées et des badges sont délivrés à des personnes non habilitées.
Les agents affectés à la gendarmerie ou à la police de l'Air et des Frontières affichent, à l'évidence, un grand besoin de formation en matière de sûreté car les postes d'inspection filtrage sont désertés alors qu'ils devraient être occupés de manière permanente. Cette lacune est aggravée par l'inexistence de réseau communication entre les préposés à la sûreté. Il arrive qu'à l'aérogare principal, les passagers ordinaires n'accomplissent pas les formalités d'embarquement ou de débarquement. La liste des problèmes est longue...
Mais aux grands maux, les grands remèdes. Face au désordre installé, des mesures énergiques sont envisagées au premier rang desquelles la révision de l'arrêté du 15 novembre 2001 portant circulation des personnes et des véhicules et le renouvellement des badges dans les meilleurs délais. Le protocole de la République est invité à assurer une représentation permanente à l'aéroport.
Les jours de grands événements comme les visites de chefs d'État, à l'exception des véhicules de l'escorte présidentielle et de ceux du Premier ministre et du président de l'Assemblée nationale, toutes les autres automobile seront rangées au parking n°1 en zone publique.
Les jours ordinaires, les véhicules des anciens chefs d'État, des présidents des institutions, des ministres et assimilés, du secrétaire général du ministère des Affaires étrangères, des chefs de missions diplomatiques, des membres du bureau de l'Assemblée nationale ; ceux du Grand chancelier des ordres nationaux, du chef de l''Etat-major particulier du président de la République, du Haut commissaire du District et du maire central seront les seuls autorisés à stationner à l'arrière-cour du salon ministériel. Les gardes du corps et les attachés de cabinet n'auront plus accès au salon ministériel.
Plusieurs autres actions seront entreprises pour relever le niveau de sûreté à l'aéroport Bamako-Sénou. Le ministre Ousmane Issoufi Maïga a été très ferme et a invité les uns et les autres à l'application stricte des textes afin que notre aéroport réponde aux normes de sécurité recommandées.

Mh. TRAORÉ

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