[malilink] Mali News (2)

From: Abdoul Sylla (boudoul@yahoo.com)
Date: Wed Sep 11 2002 - 10:24:19 EDT


Six membres de la Cour constitutionnelle portent plainte pour diffamation

BAMAKO, 9 sept (AFP) - 16h50 - Six des neuf membres de la Cour constitutionnelle malienne ont
porté plainte pour diffamation contre Dioncounda Traoré, président de l'Alliance pour la
démocratie au Mali (ADEMA) et contre deux journaux privés, a-t-on appris lundi de source
judiciaire à Bamako. Selon la citation, dont l'AFP a obtenu une copie, les six membres de la cour
reprochent à M. Traoré d'avoir tenu à leur sujet des propos diffamatoires après la publication des
résultats des législatives de juillet dernier. Ils reprochent aux deux journaux, Le Malien et les
Echos, d'avoir repris ces propos.

Après la publication provisoire des résultats des élections, la cour avait annulé les résultats de
certaines circonscriptions électorales "pour diverses irrégularités", empêchant la victoire de
l'ADEMA et de ses alliés de l'Alliance pour la République et la démocratie (ARD) pour 14 sièges de
députés.

Au cours d'une conférence de presse tenue après la proclamation des résultats définitifs par la
Cour constitutionnelle, le président de l'ADEMA, selon les six plaignants, avait notamment
déclaré: "la Cour constitutionnelle est la honte de notre démocratie". Citant toujours les propos
de M. Traoré, la cour affirme que ce dernier a également affirmé que "si elle (la Cour) n'a pas
été suffisamment consciente de sa mission pour accepter des pots-de-vin, je ne vois pas comment
elle en aura suffisamment conscience pour comprendre qu'elle doit démissionner".

Contacté lundi par l'AFP, le président de l'ADEMA n'a pas souhaité faire de commentaires "pour le
moment". Mais les directeurs de publication des deux journaux ont affirmé qu'ils avaient "pris la
précaution de mettre entre guillemets" les propos incriminés. "C'est tout simplement la liberté de
presse qui est en danger, nous n'allons pas nous laisser intimider", a déclaré Alexis Kalambry,
des Echos. La date du procès est fixée au 1er octobre.

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La France et le Mali engagent un partenariat en matière de contrôle migratoire

PARIS, 10 sept (AFP) - 20h23 - La France et le Mali vont développer leur partenariat en matière de
contrôle migratoire, qui pourrait aboutir à la signature d'un accord de réadmission fin octobre
lors de la visite au Mali du ministre de l'Intérieur français Nicolas Sarkozy.
A l'issue d'un entretien avec le président malien Amadou Toumani Touré, dans son hôtel à Paris, où
il est en visite officielle depuis lundi, le ministre français a affirmé vouloir "développer une
filière positive d'immigration avec le Mali, de façon à ce que les immigrés maliens aient intérêt
à retourner dans leur pays". Cela se fera, a-t-il dit, "sur la base du partenariat entre deux pays
amis".

La question épineuse de l'immigration malienne en France, et notamment de l'immigration
irrégulière, est au centre de la visite de M. Touré en France.

Le président malien a rencontré lundi à Montreuil, en banlieue parisienne, 500 immigrés vivant en
foyer, auprès desquels il a admis que "l'on ne s'exilait pas par plaisir", mais "pour aider sa
famille", ajoutant cependant que "l'émigration vidait le pays de ses forces vives".

Environ 60.000 Maliens vivent en situation irrégulière en France, selon le consulat, le double du
nombre des Maliens en situation régulière.

"Nous avons abordé la question de la réadmission" des immigrés en situation irrégulière, "c'est
une question sensible", a affirmé M. Sarkozy, "les Maliens ont parfois mal ressenti des
initiatives unilatérales, mais ils sont prêts à accepter des réadmissions si cela se fait dans le
cadre d'un partenariat".

"La solution aux problèmes de l'immigration en France passe par l'aide au développement", a-t-il
dit, "tant que les habitants vivent dans la misère dans certains pays, ils chercheront un eldorado
ailleurs. Il ne peut y avoir un retour au pays s'ils n'y trouvent pas un minimum d'intérêts".

Le ministre a affirmé que les "sans-papiers" étaient une "préoccupation" du président malien. "Il
souhaite que la jeunesse malienne trouve de l'espoir dans son pays", mais, a-t-il ajouté aussi,
"chacun doit comprendre que les étrangers en France ont droit au respect et à la dignité".

Le ministre français, qui sera accompagné lors de sa visite au Mali fin octobre-début novembre, de
hauts responsables de la police française, a annoncé que la France apporterait son aide au Mali
notamment pour "sécuriser" les documents administratifs, en particulier les documents d'identité,
"aider à l'organisation de la police malienne", pour "une meilleure gestion des flux migratoires".

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La France s'engage à effacer 40 pour cent de la dette monétaire malienne

PARIS, 10 sept (AFP) - 16h47 - La France va annuler 40 pour cent de la dette monétaire malienne
qui s'élève à 200 millions d'euros, a assuré mardi le président Jacques Chirac lors d'un entretien
à Paris avec son homologue malien Amadou Toumani Touré, a-t-on appris auprès de la présidence
française. M. Chirac "a confirmé que la France poursuivrait son effort en matière d'annulation de
la dette malienne", a indiqué l'Elysée.

La France va ainsi "intégrer à ce titre la dette monétaire du Mali dans l'initiative PPTE
(d'allègement de la dette des pays pauvres les plus endettés), ce qui entraînera une annulation de
40 pour cent" de cette dette au 31 décembre, a-t-on précisé de même source. La dette monétaire du
Mali vis-à-vis de la France s'élève à environ 200 millions d'euros sur une dette globale de 520
millions d'euros.

L'initiative PPTE vise à alléger les paiements au titre du service de la dette d'une quarantaine
de pays parmi les plus pauvres, dont 22 pays africains. Pour l'instant six d'entre eux ont déjà
bénéficié de remises de dette. L'argent économisé sur le remboursement doit être consacré en
priorité à des dépenses de santé et d'éducation.

M. Touré, qui effectue en France sa première visite officielle à l'étranger depuis son élection en
mai 2002, a eu un entretien suivi d'un déjeuner avec M. Chirac au palais de l'Elysée. Il s'était
déjà entretenu lundi de la question de la dette avec le ministre de l'Economie et des Finances,
Francis Mer.

Pour sa part, le président malien a déclaré aux journalistes qu'il souhaitait développer une
industrie textile aujourd'hui inexistante, bien que la Mali soit, avec 570.000 tonnes, le deuxième
producteur de coton en Afrique après l'Egypte. "Mais on ne fait pas un seul T-shirt à Bamako",
a-t-il relevé en soulignant que le Mali avait "besoin de cette valeur ajoutée" pour fournir des
emplois aux jeunes et mieux rémunérer les agriculteurs.

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