Re: [malilink] [La Chronique Politique]

From: Cheick Abdrahamane Kassibo (cheick-abdrahamane.kassibo@polymtl.ca)
Date: Wed Jul 23 2003 - 11:12:53 EDT


Salut Demba,
je trouve personnellement vos analyses très importantes pour mieux comprendre
certains phénomènes souvent voilés et qui constituent cependant les éléments
essentiels pour envisager des actions pour le changement en Afrique.
C'est avec beaucoup de plaisir que je me donne le temps de comprendre le
contenu très bouleversant de vos propos;laissez moi vous avouez que j'admire
vos efforts à nous donner des informations d'une rare authenticité.
Bon courage et bonne inspiration.
Au plaisir,
Kassibo.

Selon Demba Diallo <d_demba@hotmail.com>:

> Bonjour,
> Alors que le Boing 737 roulait encore vers son point d’arret sur le tarmac
> de l’aeroport international de Lusaka (Zambie) j’appercevais par le hublot
> le visage serein de mon amis de longue date venu nous acceuillir.
> Cet amis de longue date est un membre du « gouvernement Zambien » dont je ne
>
> citerais pas le nom pour des raisons evidentes.
> A peine sortie de l’avion que nous nous precipitiammes dans les bras l’un de
>
> l’autre et virammes dans l’evocation de souvenir de l’epoque a Conakry du
> temps qui suivit la renommination de la « republic of north Rodhesia » a
> celle de « republic of Zambia ».
> Quelque chose pourtant semblait deranger l’embiance joviale et nostalgique.
> Il s’agissait d’un «blanc» qui nous flanquait aux talons et qui semblait
> etre une connaissance de mon amis.
> La trivialiter de la theorie de « l’amis de mon amis est mon amis » ne
> semblai pas etre vrais dans ce cas precis….
> Je ne pu m’empecher de lui poser la question en Fulfulde’ pour savoir de qui
>
> il s’agissait et de son degres’ de fiabilite’. Apres quelques explications
> toujours en Fulfulde’, il m’affirma que c’etait un « partisant » de longue
> date meme si il n’en avait pas l’air…
> Bref apres les formalitees d’aeroport accelerer, nous entreprimes de
> redebaler le temps passer dans un coin tranquille de Lusaka, apres un court
> passage chez lui, le temps d’une douche.
> Apres quelques detours dans la ville de Lusaka, et par l’innevitable «
> independance ave. » nous finimmes par trouver un endroit adequat en hauteur
> de la villes avec une vue sur le « Highway » qui conduit vers Mongu, la
> ville du fleuve Zambezi.
> Quelque chose cependant attirai mon attention depuis plus de 2 heures que
> nous etiommes assis a bavarder du passer, c’est que des dizaines de
> centaines de camion remorques defilaient sur le Highway en direction de
> Mongu. En generale c’est le contraire qui se produit.
> Je posa la question a savoir si la Zambie faisait de l’exportation massive
> de produits (de quelle nature ?).
> Mon amis me repondit qu’il s’agissait de « produits alimentaires » du PAM
> qui devait quitter le territoire le plus rapidement possible, tres
> probablement en direction du Malawi voisin qui eux, contrairement ne
> voyaient aucun mal a consommer des produits « genetiquement modifier »,
> surtout quand ils sont livrer « genereusement » par les «organisations
> d’aide au de velopement et a la lutte contre la famine ».
> Cela m’interessa et j’entrepris de connaître et comprendre l’histoire de ces
>
> dits « produits alimentaires ».
> Tout debuta en mai 2002 quand « la communaute’ internationale » par la voix
> du PAM declara la Zambie comme «zone sinistre’ et menacer de catastrophe
> humanitaire et alimentaire du siecle» selon la formule officielle, reprise a
>
> cœur par les medias internationaux (veritables entrepreuneurs du faux et de
> l’usage de faux a l’echelle cosmoplanetaires) avec le martellage massif des
> images d’archives, parfois vielles de 50 ans, montrant des squelletes
> vivants d’hommes, de femmes et d’enfants, qui en fait n’ont rien a voir avec
>
> le cas present, ni le moment concerner. Au finale il devient
> quasi-impossible de dire avec exactitude qui est a l’origine d’un tel tolle’
>
> mediatico-politiquo-humanitaire de diffamation mondiale.
> La realite’ etait juste une region limitee’ qui connaissait juste une
> secheresse, comme il en existe depuis la nuit des temps partout dans le
> monde.
>
> L’USAID (organe controler par le foreign department americain), CARE
> International, FHI, PAM, FAO, HCR, Communaute’ Europeene, BBC, RFI, GTZ,
> Medecin du monde et sans frontieres, CARITAS, Cap-Namur et bien d’autres,
> tous se melange dans un tourbillons de mensonges et de profits soigneusement
>
> masquer derriere la noble idee de voler au secours du pauvre africain
> mendiant qui meure de faim.
> La verite’ est que au finale pour tous, sauf pour l’africain bien-sure, le
> compte est bon. Les caisses sont pleines, au vrais sens du terme, et dans
> quelques semaines au maximum plus personne n’en parlera.
>
> Voyons comment une idee de « bienfaiteur » peu en realite’ masquer du « big
> business » et par la meme assurer la dependance pour des siecles de millions
>
> d’hommes et de femmes a travers le monde.
> « L’aide alimentaire » : Tout commence sur le port de Lake-charles en
> Louisiane (USA).
> Sur place sont livres’ les surplus de production de mais genetiquement
> modifier des producteurs de toutes l’Amerique. En fait il aurait ete’ plus
> economique de bruler ce surplus pour empecher que les prix du mais ne
> s’effondre et cause la ruine des producteurs Americains. Mais d’un point de
> vue « ethique » cela aurait ete’ une « insulte a l’humanite’ » qui meure de
> famine en afrique, selon la formule standard.
> La solution alternative est donc de « generer » des revenus, tout en
> soignant l’image du pays a l’etranger.
> Pour organiser et orchestrer ce business latent, deux structures sont dans
> l’ombre :
> La Coalition for food Aid (CFA - Washington) et la loi de l’etat federale
> americain denomer PL480 qui regule et fixe les regles du business de «
> l’aide alimentaire ».
> La CFA distribue et manage tout les contrats de manifacturage, de transport,
>
> et de conditionnement qui touchent aux produits alimentaire destiner a «
> l’aide humanitaire ». Bien enttendu la regle fondamentale est que TOUT les
> contrats sont et doivent etres executer par des entreprises EXCLUSIVEMENT
> Americaines (transport, conditionnement, logistique, imprimer, et autres).
> Le benefice est «obvious and with strong return», comme l’on dit dans les
> couloirs du foreign office… quand le business brasse plus de 350 millions de
>
> dollars, meme les officiels Americains y ont le grand signe du $ dans les
> yeux….
> Et ainsi la boucle est boucler : Le paysan americain ecoule son surplus a
> tres bon prix, les entreprises americaines maintiennent des activitees’
> rentables, et l’amerique se « vent » bien a l’etranger par des contrats
> non-officiels qui vendent « l’aide » supposer etre gratuite officiellement
> selon les medias, qui en realite’ se repercutent sur les contrats
> d’exploitation minniers des dits pays « receveurs d’aides » avec les «
> bailleurs de fonds » et les entreprises issues de ces pays. Voilà pour la «
> methode » Americaine.
>
> La communaute’ europeene adopte une autre methode :
> L’agent par la main droite et les revenues par la gauche.
> Ce jeu de passe-passe en fait est le resultat de leurs propres experiences
> aquises lors du fameux « plan Marchal » apres la deuxieme guerre mondiale.
> Elle consiste a « donner », sous conditions stricts bien entendu, de
> l’argent et de le recuperer sous forme « d’achats et depenses dicter » plus
> les interets capitaliser.
> A la difference pres, mais notable, que ces dites «aides au developement»
> ne servent pas a finnancer des structures de constructions et de
> developement durables comme des industries de metallurgie, de siderurgie, de
>
> productions d’energie et de moyens et infrastructures de production
> agricoles, mais juste pour payer de la paquotille des pays qui se nomment
> pompeusement « donnateurs » et le salaires de leurs « ingenieurs,
> techniciens, cooperants » et autres qui pavannent en afrique dans des
> ennormes 4x4 et des bureaux climatiser et dans des villas cossues dans les
> quartiers dits « chics ».
>
> En fait ces deux logiques, Europeenne et Americaines cachent en realite’ un
> combat parfois tres dur, et meme violent entre les deux entitees’ a
> l’interieur de structures comme l’OMC, le FMI et de la Banque mondiale.
> Cela en fait ne fait qu’apauvrir de plus en plus l’africain qui subit a
> tours de roles les foudres de chacune de ces entites’, entre Plans
> d’ajustements structurelles (PAS) et autres « ordonnances » de la
> communaute’ europeenne, aucune solution ne fit l’effet promit par ces
> delinquants aux cols blanc des bureaux de Washington, Paris, Berlin ou
> Bruxelles.
> Le proverbe, Zambien qui disaient que « Quand 2 elephants luttent, c’est
> l’herbre sous leurs pieds qui en souffre le plus …» est plainement
> justifier.
> Le pire dans cette histoire est que a force de se laisser entrainer par nos
> delinquants legaux locaux dans cette spirale de la dependance, il arrivera
> un jour ou le paysan africain n’aura meme plus de grain de semence de nos
> produits agricoles locaux mieux adapter et plus nourissants, et sera
> contraint, si il veut produire, de payer des droits de patentes a des
> laboratoires etrangers pour aquerir les semences necessaires a son
> agriculture.
> Nos grains et semences en tout genrs sont deja soigneusement conserves’ dans
>
> les laboratoires etrangers partout dans le monde, sauf bien-sure en afrique
> meme.
>
> A l’heure ou une vache americaine possede 3,5 dollars, une vache europeene 4
>
> dollars, et une japonaise jusqu’a 7 dollars pour vivre, et cela par jour,
> grace aux subventions massives des gouvernements des pays concernes’,
> l’africain moyen n’en possede meme pas 1 pour vivre par jour.
> Es ce une fatalite’ qui condamne l’africain a cela ?
> Es ce la destinee’ de l’africain d’etre le symbole de la misere de cette
> terre ?
> Es ce une normalite’ que la vie de millions d’hommes, de femmes et
> d’enfants, reglementer et imposer par le HCR, de vivre sous des Tentes en
> plastique (pour presenter et conserver un characteres « provisoir » selon
> les termes du HCR) dans des camps de refugiers du kiwu, de la sierra-leone,
>
> et autres, sans aucun droit au travaille et aux libertees’ fondamentales si
> souvants evoquees’ pour justifier toutes sortes d’actions ?
> Bien-sure il est ridicule de vouloir resumer et traiter ces problemes,
> parfois existenciels en les reduisants a un seul de ces dits « pays » en
> afrique.
> Ces problemes sont fondamentalement le resultat de la fausseter de nos pays
> en afrique qui permet a l’etranger, par des interfaces comme nos
> gouvernements corrompus, incompetants et illegitimes de plonger tout le
> monde dans des desastres programmes’ a l’avance.
> Bien enttendu il est facile de se faire une raison, en se disant que cela
> est bien loin de soi quand l’on se trouve aux USA, en Europe, en Asie ou
> ailleurs, confronter plus a des problemes d’existence quotidien comme payer
> son loyer, faire ses courses, et poursuivre ses etudes.
> Mais cela n’est que de la « politique de l’autruche » qui veut ignorer les
> problemes en esperant qu’ils se resolvent d’eux memes, jusqu’au moment ou il
>
> commence a en perdre des plumes, pour comprendre qu’elle devra plustot
> envisager de faire autre chose.
> Chers freres et sœurs penser y : Peu suffit a chaque jour, pourvu que chaque
>
> jour l’on fasse peu, l’on fini par y arriver, meme a la plus lente allure.
> Ne rien faire est la pire des solution.
> Nous terminiammes la soiree’ chez lui a evoquer et envisager l’avenir quand
> il m’apris que le vice-president de la Banque mondiale etait a Lusaka il y’a
>
> peu : A celui-la j’aurai bien voulu dire 2 mots.
> Bonne journees’.
> DD.
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