[malilink] [La Chronique Politique]

From: Demba Diallo (d_demba@hotmail.com)
Date: Wed Jul 23 2003 - 08:13:53 EDT


Bonjour,
Alors que le Boing 737 roulait encore vers son point d’arret sur le tarmac
de l’aeroport international de Lusaka (Zambie) j’appercevais par le hublot
le visage serein de mon amis de longue date venu nous acceuillir.
Cet amis de longue date est un membre du « gouvernement Zambien » dont je ne
citerais pas le nom pour des raisons evidentes.
A peine sortie de l’avion que nous nous precipitiammes dans les bras l’un de
l’autre et virammes dans l’evocation de souvenir de l’epoque a Conakry du
temps qui suivit la renommination de la « republic of north Rodhesia » a
celle de « republic of Zambia ».
Quelque chose pourtant semblait deranger l’embiance joviale et nostalgique.
Il s’agissait d’un «blanc» qui nous flanquait aux talons et qui semblait
etre une connaissance de mon amis.
La trivialiter de la theorie de « l’amis de mon amis est mon amis » ne
semblai pas etre vrais dans ce cas precis….
Je ne pu m’empecher de lui poser la question en Fulfulde’ pour savoir de qui
il s’agissait et de son degres’ de fiabilite’. Apres quelques explications
toujours en Fulfulde’, il m’affirma que c’etait un « partisant » de longue
date meme si il n’en avait pas l’air…
Bref apres les formalitees d’aeroport accelerer, nous entreprimes de
redebaler le temps passer dans un coin tranquille de Lusaka, apres un court
passage chez lui, le temps d’une douche.
Apres quelques detours dans la ville de Lusaka, et par l’innevitable «
independance ave. » nous finimmes par trouver un endroit adequat en hauteur
de la villes avec une vue sur le « Highway » qui conduit vers Mongu, la
ville du fleuve Zambezi.
Quelque chose cependant attirai mon attention depuis plus de 2 heures que
nous etiommes assis a bavarder du passer, c’est que des dizaines de
centaines de camion remorques defilaient sur le Highway en direction de
Mongu. En generale c’est le contraire qui se produit.
Je posa la question a savoir si la Zambie faisait de l’exportation massive
de produits (de quelle nature ?).
Mon amis me repondit qu’il s’agissait de « produits alimentaires » du PAM
qui devait quitter le territoire le plus rapidement possible, tres
probablement en direction du Malawi voisin qui eux, contrairement ne
voyaient aucun mal a consommer des produits « genetiquement modifier »,
surtout quand ils sont livrer « genereusement » par les «organisations
d’aide au de velopement et a la lutte contre la famine ».
Cela m’interessa et j’entrepris de connaître et comprendre l’histoire de ces
dits « produits alimentaires ».
Tout debuta en mai 2002 quand « la communaute’ internationale » par la voix
du PAM declara la Zambie comme «zone sinistre’ et menacer de catastrophe
humanitaire et alimentaire du siecle» selon la formule officielle, reprise a
cœur par les medias internationaux (veritables entrepreuneurs du faux et de
l’usage de faux a l’echelle cosmoplanetaires) avec le martellage massif des
images d’archives, parfois vielles de 50 ans, montrant des squelletes
vivants d’hommes, de femmes et d’enfants, qui en fait n’ont rien a voir avec
le cas present, ni le moment concerner. Au finale il devient
quasi-impossible de dire avec exactitude qui est a l’origine d’un tel tolle’
mediatico-politiquo-humanitaire de diffamation mondiale.
La realite’ etait juste une region limitee’ qui connaissait juste une
secheresse, comme il en existe depuis la nuit des temps partout dans le
monde.

L’USAID (organe controler par le foreign department americain), CARE
International, FHI, PAM, FAO, HCR, Communaute’ Europeene, BBC, RFI, GTZ,
Medecin du monde et sans frontieres, CARITAS, Cap-Namur et bien d’autres,
tous se melange dans un tourbillons de mensonges et de profits soigneusement
masquer derriere la noble idee de voler au secours du pauvre africain
mendiant qui meure de faim.
La verite’ est que au finale pour tous, sauf pour l’africain bien-sure, le
compte est bon. Les caisses sont pleines, au vrais sens du terme, et dans
quelques semaines au maximum plus personne n’en parlera.

Voyons comment une idee de « bienfaiteur » peu en realite’ masquer du « big
business » et par la meme assurer la dependance pour des siecles de millions
d’hommes et de femmes a travers le monde.
« L’aide alimentaire » : Tout commence sur le port de Lake-charles en
Louisiane (USA).
Sur place sont livres’ les surplus de production de mais genetiquement
modifier des producteurs de toutes l’Amerique. En fait il aurait ete’ plus
economique de bruler ce surplus pour empecher que les prix du mais ne
s’effondre et cause la ruine des producteurs Americains. Mais d’un point de
vue « ethique » cela aurait ete’ une « insulte a l’humanite’ » qui meure de
famine en afrique, selon la formule standard.
La solution alternative est donc de « generer » des revenus, tout en
soignant l’image du pays a l’etranger.
Pour organiser et orchestrer ce business latent, deux structures sont dans
l’ombre :
La Coalition for food Aid (CFA - Washington) et la loi de l’etat federale
americain denomer PL480 qui regule et fixe les regles du business de «
l’aide alimentaire ».
La CFA distribue et manage tout les contrats de manifacturage, de transport,
et de conditionnement qui touchent aux produits alimentaire destiner a «
l’aide humanitaire ». Bien enttendu la regle fondamentale est que TOUT les
contrats sont et doivent etres executer par des entreprises EXCLUSIVEMENT
Americaines (transport, conditionnement, logistique, imprimer, et autres).
Le benefice est «obvious and with strong return», comme l’on dit dans les
couloirs du foreign office… quand le business brasse plus de 350 millions de
dollars, meme les officiels Americains y ont le grand signe du $ dans les
yeux….
Et ainsi la boucle est boucler : Le paysan americain ecoule son surplus a
tres bon prix, les entreprises americaines maintiennent des activitees’
rentables, et l’amerique se « vent » bien a l’etranger par des contrats
non-officiels qui vendent « l’aide » supposer etre gratuite officiellement
selon les medias, qui en realite’ se repercutent sur les contrats
d’exploitation minniers des dits pays « receveurs d’aides » avec les «
bailleurs de fonds » et les entreprises issues de ces pays. Voilà pour la «
methode » Americaine.

La communaute’ europeene adopte une autre methode :
L’agent par la main droite et les revenues par la gauche.
Ce jeu de passe-passe en fait est le resultat de leurs propres experiences
aquises lors du fameux « plan Marchal » apres la deuxieme guerre mondiale.
Elle consiste a « donner », sous conditions stricts bien entendu, de
l’argent et de le recuperer sous forme « d’achats et depenses dicter » plus
les interets capitaliser.
A la difference pres, mais notable, que ces dites «aides au developement»
ne servent pas a finnancer des structures de constructions et de
developement durables comme des industries de metallurgie, de siderurgie, de
productions d’energie et de moyens et infrastructures de production
agricoles, mais juste pour payer de la paquotille des pays qui se nomment
pompeusement « donnateurs » et le salaires de leurs « ingenieurs,
techniciens, cooperants » et autres qui pavannent en afrique dans des
ennormes 4x4 et des bureaux climatiser et dans des villas cossues dans les
quartiers dits « chics ».

En fait ces deux logiques, Europeenne et Americaines cachent en realite’ un
combat parfois tres dur, et meme violent entre les deux entitees’ a
l’interieur de structures comme l’OMC, le FMI et de la Banque mondiale.
Cela en fait ne fait qu’apauvrir de plus en plus l’africain qui subit a
tours de roles les foudres de chacune de ces entites’, entre Plans
d’ajustements structurelles (PAS) et autres « ordonnances » de la
communaute’ europeenne, aucune solution ne fit l’effet promit par ces
delinquants aux cols blanc des bureaux de Washington, Paris, Berlin ou
Bruxelles.
Le proverbe, Zambien qui disaient que « Quand 2 elephants luttent, c’est
l’herbre sous leurs pieds qui en souffre le plus …» est plainement
justifier.
Le pire dans cette histoire est que a force de se laisser entrainer par nos
delinquants legaux locaux dans cette spirale de la dependance, il arrivera
un jour ou le paysan africain n’aura meme plus de grain de semence de nos
produits agricoles locaux mieux adapter et plus nourissants, et sera
contraint, si il veut produire, de payer des droits de patentes a des
laboratoires etrangers pour aquerir les semences necessaires a son
agriculture.
Nos grains et semences en tout genrs sont deja soigneusement conserves’ dans
les laboratoires etrangers partout dans le monde, sauf bien-sure en afrique
meme.

A l’heure ou une vache americaine possede 3,5 dollars, une vache europeene 4
dollars, et une japonaise jusqu’a 7 dollars pour vivre, et cela par jour,
grace aux subventions massives des gouvernements des pays concernes’,
l’africain moyen n’en possede meme pas 1 pour vivre par jour.
Es ce une fatalite’ qui condamne l’africain a cela ?
Es ce la destinee’ de l’africain d’etre le symbole de la misere de cette
terre ?
Es ce une normalite’ que la vie de millions d’hommes, de femmes et
d’enfants, reglementer et imposer par le HCR, de vivre sous des Tentes en
plastique (pour presenter et conserver un characteres « provisoir » selon
les termes du HCR) dans des camps de refugiers du kiwu, de la sierra-leone,
et autres, sans aucun droit au travaille et aux libertees’ fondamentales si
souvants evoquees’ pour justifier toutes sortes d’actions ?
Bien-sure il est ridicule de vouloir resumer et traiter ces problemes,
parfois existenciels en les reduisants a un seul de ces dits « pays » en
afrique.
Ces problemes sont fondamentalement le resultat de la fausseter de nos pays
en afrique qui permet a l’etranger, par des interfaces comme nos
gouvernements corrompus, incompetants et illegitimes de plonger tout le
monde dans des desastres programmes’ a l’avance.
Bien enttendu il est facile de se faire une raison, en se disant que cela
est bien loin de soi quand l’on se trouve aux USA, en Europe, en Asie ou
ailleurs, confronter plus a des problemes d’existence quotidien comme payer
son loyer, faire ses courses, et poursuivre ses etudes.
Mais cela n’est que de la « politique de l’autruche » qui veut ignorer les
problemes en esperant qu’ils se resolvent d’eux memes, jusqu’au moment ou il
commence a en perdre des plumes, pour comprendre qu’elle devra plustot
envisager de faire autre chose.
Chers freres et sœurs penser y : Peu suffit a chaque jour, pourvu que chaque
jour l’on fasse peu, l’on fini par y arriver, meme a la plus lente allure.
Ne rien faire est la pire des solution.
Nous terminiammes la soiree’ chez lui a evoquer et envisager l’avenir quand
il m’apris que le vice-president de la Banque mondiale etait a Lusaka il y’a
peu : A celui-la j’aurai bien voulu dire 2 mots.
Bonne journees’.
DD.

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