Ainsi devenir président d'une nation pour GbaGbo c'est certainement avoir
atteint des sommets desquels on ne descend plus. Quand va t'on arrêter de
mystifier les postes en Afrique?
Je suis chaque jour un peu plus surpris par Gbagbo qui est et restera
l'artisan de la décadence ivoirienne.
J'ai été moins estomaqué par les propos du journaliste que par ceux de notre
cher président de la république Ivoirienne. L'afrique a besoin de se prendre
en main et de designer des gens capables comme dirigeants au lieu des
diseurs de bonnes aventures qui une fois élus se prennent pour des demi-dieu
...
ci dessous le contenu de l'article en question dans le dernier posting de M.
Diarra.
http://www.afriqueeducation.com/sommaire.html
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UNION AFRICAINE
NOUVELLE MAISON DE RETRAITE OU PARKING D'ANCIENS CHEFS D'ETAT DEVENUS
CHOMEURS ?
A l'issue d'un voyage-éclair à Libreville où il a longuement été reçu par
son grand-frère, le patriarche El Hadj Omar Bongo, le président de Côte
d'Ivoire, Laurent Gbagbo, a livré à la presse locale une déclaration qui a
fait l'effet d'une bombe : " Nous sommes en train de dévaluer en Afrique le
poste de chef de l'Etat… Quand on l'a été, on ne peut pas descendre dans les
sphères inférieures ". Le président ivoirien faisait allusion à l'ancien
président malien Alpha Oumar Konaré, qui bat actuellement campagne pour
devenir le premier président de la Commission de l'Union Africaine, un poste
d'exécution dont le titulaire comme tout bon chef de secrétariat sera aux
ordres des chefs d'Etat et des gouvernements.
Après avoir jeté ce pavé dans la mare, Laurent Gbagbo a cordialement invité
son homologue du Mali, Amadou Toumani Touré (ATT), à œuvrer en faveur d'une
entente sous-régionale afin que l'Afrique de l'Ouest n'aille pas en ordre
dispersé à Maputo au Mozambique. Tout porte à croire qu'il ne sera pas
entendu car ATT, de son côté, dit à qui veut l'entendre que loin de vouloir
se débarrasser de l'ancien président Konaré, il ne fait qu'obéir à une
requête des chefs d'Etat présents, à Bamako, le 8 juin 2002, à son
investiture, qui lui avaient demandé de présenter la candidature d'Alpha
Oumar Konaré à la présidence de la Commission de l'Union Africaine ". Après
avoir affirmé à plusieurs reprises qu'une telle fonction ne l'intéressait
pas, Konaré a commencé à mener campagne sans se soucier des qu'en dira-t-on
?
La question est de savoir pourquoi les Africains aiment tant ramer à contre
courant ? De son vivant, personne n'aurait imaginé François Mitterrand, par
exemple, faire acte de candidature à la présidence de la Commission
européenne ou même à un poste en vue (mais éprouvant) comme celui de
secrétaire général des Nations-Unies. Il avait pourtant suggéré à son
homologue Abdou Diouf de s'y porter candidat alors qu'il était encore le
président de la République du Sénégal. C'était à l'époque où le Péruvien
Javier Perez de Cuellar était en train de terminer son deuxième mandat en
1991 avant de laisser sa place à un candidat de l'Afrique selon une règle
non écrite qui permet à chaque continent de diriger le secrétariat général
de l'Organisation. Mais en bon sage, le président Diouf refusa cette
proposition, préférant rester au service de son pays. C'est ainsi que le
choix de l'Afrique se porta (non sans mal) sur l'Egyptien Boutros
Boutros-Ghali qui n'était qu'un simple ministre.
Je n'imagine pas Bill Clinton s'activer pour présider à tout prix
l'Organisation des Etats américains. En tant qu'ancien chef d'Etat, il a
nettement mieux à faire. Quand on a eu l'honneur de présider aux destinées
d'un pays, quel qu'il soit, on doit se prendre au sérieux. Malheureusement,
tel n'est pas le cas en Afrique. Abdou Diouf que je viens de citer comme
l'exemple à suivre parce qu'il a pu refuser la direction du secrétariat
général de l'ONU (alors qu'il était chef d'Etat), se retrouve aujourd'hui à
la tête de l'Organisation internationale de la Francophonie (OIF), une
structure qui ne représente presque rien si on la compare à la grosse
machine onusienne. Son changement d'attitude tendrait à démontrer que s'il a
accepté de diriger l'OIF, c'est uniquement parce qu'il n'était plus chef
d'Etat, alors que la logique de Laurent Gbagbo voudrait que l'ancien
président du Sénégal garde sa stature d'ancien chef d'Etat qui fait de lui
un homme politique digne et respecté. Cela ne peut évidemment plus être le
cas d'Abdou Diouf à l'OIF du moment où ce sont des ministres voire leurs
ambassadeurs en France qui sont aujourd'hui ses véritables patrons.
Outre le fait que la présidence de l'Union Africaine ne doit pas devenir une
" Maison de retraite " ou une sorte de parking pour anciens chefs d'Etat au
chômage, Alpha Oumar Konaré - c'est important de le savoir - est totalement
aux ordres du colonel libyen Mu'ammar al Kadhafi. Qu'on se souvienne qu'en
dix années de pouvoir, il a effectué une cinquantaine de visites privées,
officielles, d'amitié et de travail chez le Guide qui, en retour, n'en a
fait aucune au Mali, et on aura une idée de la relation de (pure)
subordination qui existe entre ces deux hommes. Qu'on se souvienne aussi que
c'est Kadhafi qui exigea de Konaré qu'il aille à la Mecque en 2001 quand il
alla à Tripoli faire part au Guide de son souhait de devenir le président de
l'Union africaine naissante. Kadhafi lui fit savoir qu'une telle fonction à
son avis ne pouvait pas être confiée à un non-croyant. Du coup, Konaré se
précipita à la Mecque où il se fut affublé du grandiloquent " El Hadj ",
appellation non contrôlée qu'il ne supporte d'ailleurs pas.
Grand donneur de leçons de démocratie devant l'Eternel, Alpha Oumar Konaré
avait voulu changer la constitution du Mali pour pouvoir briguer un
troisième mandat. Peu de personnes en réalité le savent. Malheureusement, il
se trouve que l'ancien premier ministre et président de l'ADEMA (son parti)
à l'époque, Ibrahim Boubakar Keïta (IBK), convoitait discrètement le même
fauteuil. Conséquence, il refusa d'avaliser le projet, ce qui explique la
colère de Konaré qui l'écarta brutalement du gouvernement avant de
l'affaiblir dans le parti. C'est ainsi qu' IBK se résolut à démissionner de
l'ADEMA pour créer son propre parti qui lui permet de présider l'Assemblée
nationale malienne aujourd'hui (lire l'article d'Atsutsé Kokouvi Agbobli
intitulé : " Course contre la montre pour un fauteuil prestigieux ").
Même s'il n'est pas doté d'une intelligence supérieure, l'Ivoirien (et là je
rejoins Laurent Gbagbo), Amara Essy n'a pas pour autant démérité à la
présidence de la Commission de l'Union Africaine. La sagesse (africaine)
voudrait donc qu'il continue sa mission dès lors que même la mise en place
des institutions gravitant autour de la Commission est loin d'être terminée.
-- |-Balobo Maïga |-Rabat, Kingdom of Morocco> -----Original Message----- > From: diarrad@free.fr [mailto:diarrad@free.fr] > Sent: jeudi 17 juillet 2003 16:04 > To: malilink@mali.net > Subject: [malilink] Trans.: Fw: Envoi d'un message : Lettre à > Afrique Education > > > Bonjour a tous > Je vous envoie la reponse d'un ami (C. Doumbia), aux attaques > d'un journaleu > verreux contre la personne de Alpha Oumar Konare a l'occasion > de sa candidature > a la presidence de l'UA. > Daouda DIARRA > ----- Original Message ----- > From: DOUMBIA Cheickna > To: Daouda Diarra > Sent: Wednesday, July 16, 2003 11:50 AM > Subject: Envoi d'un message : Lettre à Afrique Education > > > > Vos fichiers sont attachés et prêts à envoyer avec ce message. > ----- Fin du message transféré ----- > > > ---------------------------------------------------------------- Visitez http://www.mAliLink.net pour vous deconnecter Service offert par http://www.afribone.com ----------------------------------------------------------------
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