Bonjour,
Apres le traject chaotique de ces derniers jours entre Ouaga et Accra il nous fallait enfin en venir aux objects de notre voyage et plonger dans les meandres de "l'administrations Ghanaenne". D'entrer cela n'est pas une surprise de constater que dans ses procedures et sa forme elle n'a pas tellement de difference avec les autres "administrations" africaines. L'image du fonctionaire oisif, incompetant, paraisseux et champions de l'absenteisme chronique, et a l'occasion cupide est constante et a tout les niveaux.
Bref notre premiere demarche nous a menner vers Tema, qui est la ville portuaire ou se deroule toutes les magouilles quotidiennes.
Apres une journee' qui n'a strictement consister qu'a courir derriere un "Custom Officer" pour constater les affaires qui doivent etres retirer du port, nous achevions la soiree' dans un restaurant en bordure de mer sur une terasse "Open-air".
La conversation s'engagea tres vite sur les experiences de chacun dans les dedales de la corruption organiser au tour des activitees' portuaires et de l'acheminement des marchandises entre les regions de l'afrique de l'ouest. Apres un apercu que nous avions eu lors de notre voyage recent, la boucle etait boucler et la conclusion etait simple: Les deliquents legaux de ces dits "Pays" en afrique n'ont aucun interet a ce que les frontieres disparaissent. L'ensemble des dits "chefs d'etats" jusqu'aux simple douaniers aux postes de "frontieres" forment une sorte de syndicat du vol et du pillage etatique qui maintient des millions d'hommes, de femmes et d'enfants dans la misere en afrique.
Pour l'entrepreneur Burkinabe' qui etait en notre compagnie ce soir la, le periple ne fesait que commencer. Son exemple est l'un de ces milliers de cas qui expliquent pourquoi la nouriture, l'eau, l'electricite', le telephone et bien d'autres produits banales de la vie quotidiennes continurons, pour longtemps encore, a etre innacessible a la majoritees' des peuples africains.
Non seulement ils ne produisent rien en afrique, mais en plus ils empechent par tout les moyens ceux qui veulent s'engager pour produire des biens et richesses au prix de sang et sueur.
Appelons cet entrepreneur Mr. Sanou.
Mr. Sanou est donc a Tema pour recuperer et convoyer des marchandises d'occasion qu'il recoit d'un parent qui se trouve en europe. Il s'agissait d'une couveuse et d'un vieux camion de 17 ans.
Rien que pour recupere son camion, du moins ce qu'il en reste apres que les voleurs du port soient passes', il lui a fallu une semaine de tractation avec les "fonctionaires" dans le ports de Tema, debourser jusque la l'equivalent de un million CFA en dessous de table sans compter les frais d'escorte de la douane ghanaenne jusqu'a la "frontiere" Burkinabe' et bien entendu toute la clique de vautours comme les transitaires, gardes-barrieres et autres.
La perspective de son arrivee' au burkina avec ses affaires alterees' n'etait pas meilleur quand il penses que pour un vieux camion et une couveuse a petrole il lui faudra payer pres de 120 % de frais de douane pour dedouaner des marchandises qui lui permettrons de mener une activiter pour survivre.
Autant que je sache, le "burkina" ne fabrique ni camion, ni couveuses pour proteger un marcher quelquonque. La question est de savoir OU va cet argent qui est arracher aux populations ?
La reponse est simple: Il ne faut meme pas chercher a le savoir.
Dans un environement sans regles ni lois transparentes pour tous, la corruptions et les abus en tout genres regnent en institutions entretenu par des batards acroches' au pouvoir sur des republiquettes bananes et s'attelent a detruire tout effort fais par des simples citoyens pour produire des biens et services. Ces conditions rendent toutes tentatives d'investition impossible.
Au moment ou en europe ou en amerique les etats encouragent et supportent les investissements a coups de subventions massives et d'exonerations en tout genres, le peuple africain subit les desastres du pillage organiser et institutionaliser des structures administratives caduques et opaques.
Cela n'est que le resultat de la faussete' de nos etats africains dont les structures ne sont que des copies idiotes imposees' de l'etranger.
Au meme moment partent chaque jour des ports africains des milliers de bateaux plein a craquer de minerais de tres hautes valeurs vers des destinations ou des entreprises de transformtions resident.
Cela n'est donc pas etonnant que les factures d'electricite' ou les couts de connection a internet soient un luxe dans les "viles" africaines.
Faut-il se resoudre a subir cela comme une fataliter africaine ? A chacun et chacune de s'en faire une idee'.
Bonne journee'.
DD.
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