[malilink] [La Chronique politique]

From: Demba Diallo (d_demba@hotmail.com)
Date: Mon Jun 30 2003 - 11:28:42 EDT


Bonjour,

Plus que jamais s’exprime la coorelation entre la faussete’ de nos structures etatiques et l’etat socio-economique de l’afrique actuellement.

Cette expression se traduit par l’eclatement de conflits armees’ anarchiques aux issues imprevisibles (sauf pour les victimes), l’apauvrissement des popupulations, la corruption institutionalisee’ galopante a tout les niveaux, l’absence totale d’une chaine de responsabilite’ claire et bien definie pour tous, surtout dans les procedures administratives, des infrastructures sombrant dans la decheance et tombant en loque, a commencer par les mobiliers, des systemes de de sante’ qui n’ont de cela que le nom, des aglomerations batardes tennant lieux de « Capitales », pourrissantes dans la poussiere, les tas d’ordures aux coins de rues, et des fumees’ de pots d’echappement de vehicules qui eux memes reflettent l’image generale de ces dits « pays ». Bref voilà l’image que offre l’afrique, aujourd’hui. Et comme si cela n’etait pas suffisant comme fardeau de malheurs, ceux q! ui ont la malchance de vivre dans les zones saheelienes, la brulure du soleil acheve de briser toutes volonte’ d’esperance.

Depuis Bamako jusqu'à Accra en passant par Ouaga et lome’ cette image est restee’ constante et immuable tout le long de notre voyage.

En quittant Ouaga pour Lome’ nous avons voulu nous approvisioner en neux de secours. En cas de cas. Tres vite il s’est averer qu’il serrais quasiment preferable de les prendres a Sinkancee’ ou Sokode’ du cote’ « Togolais » plutot qu’a Ouaga a causes des prix et de la qualite’ et bien d’autres details techniques que vous allez comprendre bientot.

Une question m’est venue a l’esprit depuis ce moment : Savoir et voir de pres ce que c’est que cette fameuse « CEDAO » et voir son application pratique sur le terrain, et de la chercher a comprendre pourquoi il serait preferable de rouler presque milles kilometres sans pneux de secours que de les prendre depuis le lieu de depart.

Officiellement, pour circuler en afrique de l’ouest dans la zone dite « CEDAO » il faut une piece d’identite’ valide. Rien de plus. En vehicule il faut en plus de la piece d’identite’, la carte grise du vehicule, l’assurance CEDAO, et le certificat de visite technique valide. Mais la pratique est toutes autres sur le terrain, surtout pire, pour ne pas dire l’enfer sur terre,  pour ceux la dont l’existance est base’ sur les echanges commerciaux.

A chaque « poste de controles » que ce soit policier, douanier, gendarmerie et meme des eaux et forets, il faut non seulement perdre au minimum une demi-heure pour un simple contrôle dits « d’identite’ » mais en plus il faut mettre la main a la poche pour convaincre les « agents de force secutites’ » que l’on est bien la personne dont l’identite’ est apposee’ sur la piece d’identite’. Et meme si cela est evident pour un aveugle, il existe toujours les coups dits « de l’extincteur manquants », « de la verification des chassis de voiture », « de l’assurance non-internationale », et j’en passe. En somme mille raisons pour exiger platement et sans aucun detour le versement de sommes d’argent.

Le pire dans cette histoire est que l’on ne sait jamais combien le prochain « poste de contrôle » reclamera pour vous remettre vos papiers et vous laisser poursuivre votre chemin.

La vitesse de remplissage des « cahiers de controles » par les « agents  de contrôles » est fonction de la hauteur de la sommes que vous deposer entre les pieces d’identifications.

Avec de telles conditions il n’est pas etonnant que des biens et services, meme de qualites’ mediocres coutent des prix exorbitants a differents points en afrique, surtout pour les points eloignees’ des cotes. Cela est aussi valable pour nos pneux de Ouagadougou. Bref l’on y reviendra.

Pour l’instant il nous fallait subir les trapasseries des policiers et douaniers togolais a Sinkance’ apres avoir subit pendant 3 heures de temps celles de leurs « collegues » burkinabes’ a quelques centaines de metres a peine.

Dabord cela a commencer par une sorte d’interpellation sur un ton violant et agressif d’un « agent de police » parce que notre vehicule s’est garer a un metre du lieu ou lui aurai voulu que nous garrions. Cela s’est poursuivit par l’evocation de delits dans les expressions tres « administratives » du type « refut d’optemperer a l’injonction de l’agent de police dans l’exercice de ses fonctions… » allez savoir ce que cela veut dire. Bref apres avoir perdu 3 heures de temps a quelques metres de la, juste parce que le « chef de poste » etait absent,  il ne fallait surtout pas donner une occasion de refaire la meme chose a cet endroit. Cela etait pourtant innevitable vue la maniere dont cela commencais…

Apres avoir exiger nos pieces d’identites’, sans preciser lesquels, il a fallut demontrer que nous sommes bien parti du Burkina dont il nous fallait les « tampons de police », ou nous avons ete’ juste controler sur la base de Cartes d’identites’.

Le deuxieme point etait qu’il nous fallait un « laisser-passer » que nous aurions du prendre depuis Ouaga pour pouvoir circuler au Togo. Document ne figurant dans aucune liste « officielle » de pieces requises pour la zone CEDAO. Il ne fallait pas plus qu’une remarque a ce sujet pour que « l’agent de police » ventru et informe dans une tenue usee’ se dise « offenser dans l’exercice de ses fonctions » et trouve une raison de plus pour tempeter pendant une demi-heure suplementaire en retenant aussi bien nos pieces d’identites’ que les pieces de notre vehicules nous empechant ainsi de progresser.

Apres une heure et demi de tracasseries concernant des details sur la preprete’, l’etats technique de notre vehicule et bien d’autres choses pour lesquelles il n’avait de toutes evidence aucune competance, il fini par faire une sorte de « devis / factures des infractions commises » et proposer de payer sur place avant de continuer a la douane. De toute maniere il n’aurai servis a rien d’essayer de lui faire comprendre qu’il outrepassais ses competances. Ce « contrôle de police » nous a couter 2 heures suplementaires.

Le pire restait encore a venir : La prochaine etape etait la douane qui se cituait a quelques pas de la. D’entre’ il a fallut remettre touts les papiers qui vennaient d’etre « controler » par le « poste de police » a quelques pas de la. Pour quelles raison ? seule les dites « Autoritees’ » le savent. Certainement pour etre sure de les echanger ensuite contre un butin…en espece biensure.

La premiere question fut de savoir ce que nous transportions a l’interieur de notre vehicule. Il n’y avait que des effets personels, des provisions et equipements de route.

Le dit « agents de douane » a automatiquement exiger de decendre et d’ouvrir toutes les valises les unes apres les autres pour soit disant « controler » qu’effectivement nous ne portions pas de « marchandises » a dedouaner. Cela dans une zone ou les taxes douanieres sont en principe innexistantes. Je ne penses personellement pas que la presence d’un « juge » aurai convaincu ce dit « agent » d’appliquer et de s’en tenir aux « regles et conventions » en vigueur a l’interieur de la CEDAO.

Bref apres tant de chicaneries il a fallut expliquer ou se trouvaient les « factures » de mon ordinateur portable, dont le dit « agent » ignorait meme ce qu’un tel appareil etait et a quoi il servait, ainsi que les factures de d’autres petits objects de routes qui ne servaient strictement qu’a l’usage personnel. Faute de facture il fallait les « dedouaner » ou les abandonner « aux soins des services de douanes ». Voilà la raison pour laquelle il avait ete’ preferables de rouler un millier de kilometre sans pneux secours. Pour ne pas etre obliger de dedouaner deux pneux secours.

Bref l’evidance est la. Dans des structures stupides telles que nos etats actuels, toutes les idioties et les crimes sont permis, meme les plus absurdes. Voilà les raisons qui font que l’afrique, en particulier l’afrique de l’ouest, qui a la chance d’avoir des peuples ayant une histoire presque commune  sombre, dans l’indifference generale,  dans la misere et l’anarchie.

La majeure partie de la population travailleuse(les commercants, artisants, paysants, et autres) qui travaillent jusqu’aux sang pour « sur »vivre,  ne peuvent se premunir et se defendre de toutes sortes d’abuts de pouvoirs qu’exerces les differents organes de ces dits etats sur eux pour la simple et bonne raisons qu’ils sont soit ignorants des lois et regles, soit ne peuvent les faires appliquees’ du aux structures organisationelles de ces organes. Encore faut-il que les gens pour qui ces lois sont faites sachent de quoi il s’agit. Et ce ce n’est pas demain qu’ils comprendrons des lois faites exclusivement dans des langues etrangeres par des soit disants politiciens vereux et rapaces, des delinquants legaux a la tete de republiquettes bananes, qui se rassemblent sporadiquement lors de « sommets  & colloques », plus pou! r comparer leurs richesses volees’ a ces memes peuples que pour planifier le bien-etre de celui-ci.

Cela dure maintenant presque un demi-siecle, apres l’exploitation sauvages et massif des pays occupateurs de l’afrique, et aucune fin n’est en vue tant que chacun d’entre nous se retranchera dans le silence et l’egoisme.

La derniere « mode » en vogue actuellement est de singer et copier bettement, comme toujours, la communaute’ europeene allant jusqu’au vote d’un « president » de l’afrique qui ne fera que regner sur des structures qui sont fondamentalement fausses et pouris jusqu'à la moelle de l’os. Ce qui ne changera certainement rien au quotidien du simple travailleur africain.

 

Pour ce qui est de la suite nous avons continuer notre distributions d’argent jusqu'à Aflao qui est la « frontiere » entre le Togo et le Ghana ou l’histoire ne fesait que se repeter.

Entre une pose a Kodjovia-kope et la traverser de la frontiere, nous nous sommes amuser a calculer la somme d’argent depenser en dessous de tables depuis notre depart de Ouaga.

Le mottant lui etait beaucoups moins amusant car il surpassait de loin les frais de carburants entre Ouaga et Lome’.

Cela est la triste realite’ de votre afrique, de notre afrique. Jusqu'à quand ?

Bonne journee’.

DD.

           



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